Dans la salle de bain, et non la "salle des pendus", comme on le dit souvent
les habits étaient troqués contre ceux de travail en coton blanc car moins cher.
Ils avaient aussi un casque, c'était vraiment le minimun.
Notre guide, ancien mineur, nous expliquait tout cela devant les enfants des écoles.
Chaque mineur avait un numéro de crochet.
Vous voyez un crochet sans habit avec une coupelle qui recevait le savon.
Ces habits ne sont pas d'origine, car colorés. Ils étaient remontés au plafond.
Le départ dans les profondeurs pouvait alors se faire, tandit que ceux qui remontaient
après leur dur labeur, les "gueules noires" pouvaint prendre une douche bien méritée.
Les douches étaient disposées autour de la salle,
les bancs au milieu et les vêtements au plafond.
Pour partir au fond, ils déposaient leur numéro de crochet
dans un endroit spécial et recevaient une lampe
qui a sans cesse évolué pour être plus sûre.
La descente jusqu'à 400m sous terre se faisait dans une grande nacelle ouverte.
Ce n'est pas rassurant car la paroi déffilait rapidement tout près d'eux.
Ils pouvaient aussi descendre dans un tonneau, brrrr
Voilà donc le fond, qu'il faut creuser, étayer et débarrasser de l'eau troujours présente.
Et là on prend conscience du bruit infernal :
marteau-piqueur, pompe, table vibrante pour évacuer le charbon.
Mais aussi les explosions qui effondrent le bout de la galerie pour extraire le charbon.
Oui.... il fait noir en plus.
Voyons plus en détail la reconstitution.
Tout d'abord le fond de la mine où on place les explosifs.


Prélèvement de carotte afin de trouver de nouvelles veines de charbon.
Fond de la mine avec les explosifs et regarder la longueur du foret utilisé.
Le mineur dans la galerie ne peut pas se tenir debout.
Au début il était en espadrille, sans masque à mains nues avec sa pioche.
Les mineurs étaient aussi confrontés à grisou, ce gaz inodore indécelable qu'est le méthane.
Seule, l'intensité de la flamme des lampes donnait une indication.
Il fallait alors partir très rapidement.
Il a donc fallu aspirer l'air des galeries pour provoquer un courant d'air,
un bruit supplémentaire.
Dans certaines conditions de concentration il explosait,
provoquant la mort de beaucoup d'hommes au fond.
Par la suite la veine est injectée d'eau rendant plus facile l'extraction
avec moins de poussière.
On voit le tapis qui emmène le charbon collecté ensuite dans des vagonnets.
Enfin un cheval a été descendu facilitant le travail de l'homme.
Il restait plusieurs mois au fond, était nourri et avait son vétérinaire.
La remontée de l'animal se faisait pour lui avec les yeux bandés
pendant quelque temps à cause de la lumière qui l'aurait aveuglé.
Pour les mineurs
Les essais de masques respiratoires n'ont pas été des plus concluant.
Difficile de respirer avec en travaillant,
la sueur, la poussière et le caoutchouc ne faisaient pas bon ménage
créant des brûlures de la peau et des allergies.
Les galeries ont été cimentées pour diminuer la poussière.
Malgré certaines avancées pour améliorer ces conditions de travail
beaucoup de mineurs ont eu la silicose avec de très gros problèmes respiratoires.
Les vagonnets de charbon étaient ensuite remontés et les morceaux triés selon leur pureté.
De cet endroit, le "poireau" surveillait le travail des personnes.
Si vous en avez l'occasion, n'hésitez pas à aller voir cette mine aménagée pour la visite.
On se rend vraiment compte de la difficulté de cette vie de mineur.
Un restaurant, le Briquet, se trouve sur place et on y déguste des plats du nord.
Grand merci à vous d'avoir lu jusqu'ici.